lundi, septembre 04, 2006

Au pays des Maoris! Part6 : Rotorua ou la capitale de la géothermie

Cinquième jour de voyage et nous voici au camping de Rotorua afin de recharger les batteries et faire le plein d'eau. Il pleut et la nuit tombe. La fatigue se fait sentir et la visite de la ville sera pour une autre fois. Grillades et dodo donc, sous le déluge. A raison, car au petit matin, bien agréable de constater qu'un grand soleil a refait son apparition.
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La particularité de Rotorua est que la manifestation de son activité géothermique se trouve en plein centre ville, principalement dans un grand parc ce qui n'a pas l'air de géner le moins du monde la population locale. Le plus marquant et dérangeant reste l'odeur nauséabonde permanente du sulfure d'hydrogène dégagé en grande quantité.
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Une ballade d'une bonne heure permet de croiser des dizaines de crevasse de boue en train de bouillir, des mini-lacs fortement chargés en métaux de tout type (antimoine pour la couleur orange, cuivre pour le bleu, arsenic et fer pour le vert, soufre pour le jaune...). Bien sûr, chaque lieu est protégé par une barrière, mais la création d'une nouvelle "bouillote" à ciel ouvert est produit par l'affaissement subit du sol...il suffit juste de ne pas s'y promener dessus à ce moment-là. Malgré les précautions prises lors de la construction des avenues et bâtiments environnants, ces derniers ne sont pas épargnés par la présence de fissures ou crevasses dès lors qu'un séisme de magnitude significative (2 à 3 par an) se fait sentir.
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Mis à part sa géothermie hors du commun, ses 2 golfs sympathiques et pas chers et son grand lac, Rotorua reste un lieu de villégiature pour aucklandais en quête d'un peu plus de quiétude. Pour les voyageurs "pressés" comme nous c'est un endroit où il faut passer et qui permet tout en poursuivant notre route vers le sud de passer par la région de Taupo et ses volcans Taupo, Tongariro et Ruapehu.

vendredi, juillet 21, 2006

Au pays des Maoris! Part5 : la vie passionnante de l'arachnocampa luminosa

On dort très bien dans le camping-car, à tel point que le réveil prévu aux aurores a été décalé de quelques heures. La première opération post-petit dej' a consisté à voir de plus près et d'en dessous si possible la belle cascade décrite dans le post précédent. Petite rando matinale bien agréable avant de prendre la direction des célébrissimes (pour les néo-zélandais seulement!!!) Waitomo caves (grottes en english).
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En fait le site est immense car ces grottes serpentent sous terre sur des dizaines de kilomètres, dans la plupart desquelles court la Black River. Cette rivière pénètre sous terre 25 kilomètres en amont avant de ressortir au grand jour en furie chargée de minerais, de kayakistes et autres amateurs de rafting et canyonning. Parmi les dizaines de trips proposés, le plus calme et sans doute le plus surprenant est la visite des glow worn caves, c'est-à-dire les "grottes aux vers luisants". Que ce soit dit : malgré les exhorbitifs 7,5 € pour 45 minutes de visite, CA VAUT LE DETOUR.
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La visite par groupe de 15-20 touristes commence par une lente descente vers les entrailles de la terre avec de superbes voûtes naturelles, stalagtites et autres stalagmites. Au bout d'un bon quart d'heure d'explications diverses arrive The moment de la visite, la montée dans une barque sur la black river toute calme pour 20 minutes de "croisière" sous des dizaine de milliers de vers luisants collés au plafond qui se reflètent dans l'eau.
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Pour ne pas déranger les petites bestioles, des cordes ont été tendues à travers la galerie auxquelles notre guide s'accroche pour tracter la barque. Ainsi, en plus du noir complet, l'absence de moteur ou autres rames assure un silence parfait (impératif d'ailleurs, on ne peut que chuchoter).
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Une fois les quelques minutes d'émerveillement passées, l'esprit scientifique reprend le dessus : Mais comment qu'elles font ces chtits ampoules pour manger?
La réponse vaut son pesant de cacahuètes. Prêts? C'est parti.
Lorsque le guide utilise quelques instants sa lampe-torche vers le plafond de la grotte on constate que des milliers de filaments d'apparence gluante (comme des pâtes chinoises ou des cheveux très très gras) pendouillent à un mètre au dessus de l'eau de la rivière. Il s'agit en quelque sorte de la fourchette de nos jeunes larves de luciole qui ne sont pas encore lumineuses (seules les adultes ont cette chance).
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La rivière entrée sous terre quelques heures auparavant se réchauffe ce qui a pour effet de faire éclore toutes les oeufs des insectes volants qui pondent dans l'eau (moustiques, papillons de nuit,...). Ces derniers ont pour instinct primaire de chercher la lumière et comme la seule source lumineuse dans ces grottes est le ver luisant, il s'empêtre dans les filaments visqueux. Les larves attrapent donc nos pauvres insectes qui viennent d'éclore. Une fois suffisamment nourries pour atteindre l'âge adulte, elles commencent à briller (que les femelles je crois...!!!) pendant quelques mois. 2 questions subsistent :

- comment mangent les adultes? Ils ne mangent pas. Ils ont suffisament de réserve pour arriver jusqu'à l'accouplement et la ponte puis meurent d'épuisement.

- comment s'accouplent les vers luisants? vous le saviez je suppose mais les femelles attirent les mâles grâce à la lumière émise.

La lumière a donc 2 utilités primordiales : faire la cuisine pour les jeunes et draguer à mort...vous savez donc pourquoi ce sont les femelles qui brillent.

La fin de la visite en barque permet de revenir au grand jour au milieu de la jungle où un appareil photo disneylandesque vous attend. La matinée est bien avancée, juste assez pour nous laisser le temps d'arriver à Rotorua, place forte de l'activité sismique et géothermique.

mercredi, juillet 12, 2006

Au pays des Maoris! Part4 : Camping car et côte Ouest

Ca y est, on l'a enfin récupéré ce fameux camping-car. Après 2 heures de biefing sur le fonctionnement des diverses purges et pompes, l'inventaire du matériel de cuisine et du linge, les trucs à éviter pour éviter de faire exploser la bonbonne de gaz et le code de la route Néo-Zélandais nous voilà partis. Enfin partis est un bien grand mot, car si conduire un véhicule de cette taille ne nous faisait pas peur, le faire avec la conduite à droite est une autre paire de manche. Après quelques essais fructueux de Glub sur le parking, direction le supermarché pour remplissage de frigo et divers achats d'utilité publique.
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Camping-car loué avec Pacific Horizons : un grand lit et un petit lit, évier, four/grill, 2 gaz, douche, toilettes, table démontable, micro-ondes et pas mal de placards pour rangement. Pas mal du tout pour 77 € par jour avec kilométrage illimité en sachant qu'il est difficile de trouver un hôtel à moins de 50 € la double et que la liberté de déplacement n'a pas de prix dans un tel pays.
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Après cette parenthèse digne de Dominique Chapatte dans Turbo, revenons à notre itinéraire. Les emplettes terminées, direction le Sud vers Hamilton sur la Road 1 qui traverse le pays d'une extrémité à l'autre (sur les 2 îles). Ayant la journée devant nous, pourquoi ne pas aller faire un tour sur la côte ouest toute proche histoire de voir à quoi ressemble la mer de Tasman?
Direction Raglan donc, petite ville balnéaire où quelques surfers viennent se mesurer aux belles vagues régulières de sa petite baie.
De là, après avoir fait le tour du village (sans le moindre intérêt) nous avons décidé de rattraper la road 1 d'où nous venions en longeant pendant quelques kilométres la côte vers le Sud. La première impression a été l'inquiétude quand après 500 mètres sur de l'asphalte, la route s'est transformé en piste en piteux état pour laquelle un 4x4 aurait été bien plus adapté. Autre point à notre désavantage, l'étroitesse de la route qui ne permettait pas le moindre demi-tour : nous voilà donc parti pour 45 kilomètres de piste poussièreuse...dommage pour un camping-car tout propre.
La seconde impression en revanche a plutôt ressemblé à de l'émerveillement. Une succession de falaises se jetant dans la mer, coiffées de superbes paturages ou paissent des dizaines de milliers de moutons en toute liberté. Pas un véhicule croisé en 2h30 de trip. Le pied. Comme séparation naturelle des parcelles, de superbes bosquets impénétrables composés de résineux (jamais vus avant) et petits arbustes où pullulent diverses espèces d'oiseaux.
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La nuit est arrivée trop vite pour trouver un camping, nous avons donc dormi en bord de piste au milieu des moutons, tout proche du minuscule village de Makomako à quelques kilomètres dans les terres. S'étant arrêtés de nuit nous n'avions pas vu que nous étions à quelques encablures d'une magnifique cascade.
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Un petit coup d'oeil à la carte nous indique que les Waitomo Caves réputées pour leurs millions de vers luisants ne sont qu'à une vingtaine de kilométres. Le programme du lendemain matin est tout trouvé.

vendredi, juillet 07, 2006

Au pays des Maoris! Part3 : Auckland la bleue

Non, je ne vais pas vous faire toutes les couleurs de l'arc-en-ciel pour décrire Auckland, vert et bleu suffisent amplement. Je disais donc bleue, comme son front de mer et sa superbe baie parsemée de minuscules îles face à l'immense Pacifique (issues pour la plupart de l'activité volcanique intense).
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Pour visiter le port et tout le front de mer le deuxième jour, nous avions opté pour un hôtel bien moins glamour que le premier mais bien meilleur marché et plutôt bien placé : l'Aspen Lodge à quelques encablures au Nord de l'Albert Park (15 € la nuit/pers pdj copieux inclus). Petit conseil au cas où : demander des chambres à l'étage car le rez-de chaussée est plus ancien et plus humide.
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Revenons-en à ce fameux front de mer où il y en a pour tous les goûts : la partie Est, pleine de dockers, de grues et de porte-containers (un vrai port industriel à la havraise comme le montre la photo), la partie centrale avec plusieurs agences de voyage et leurs ferries qui desservent les différentes îles de la baie (quai des reines et quai du capitaine cook) et enfin, le plus intéressant selon moi, la partie ouest du port avec ses cafés, restaurants et superbes voiliers et yacht (quai des princes et Freeman bay) dont le suberbe monocoque finaliste de la dernière coupe de l'América : Team New-Zealand.
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Tous les restaus y sont bons mais chers. Comme tous les restaurants de Nouvelle-Zélande d'ailleurs. Il est difficile voire impossible de manger à moins de 20 € (sans le vin) sauf en se rabattant sur de l'italien, du chinois, de l'indien ou de la restauration rapide. Bien sûr, je ferai un point bouffe plus tard, mais entre leurs sauces héritées des anglais et le pain payant et dégueulasse, tout bon français sera dans tous les cas malheureux...
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En attendant que les bars ouvrent nous sommes allés passer l'après-midi sur l'île Waiheke à moins de 3/4 d'heure de ferry d'Auckland. Au programme, petits villages résidentiels adorables, eau turquoise, plages de sable fin, eau glaciale et donc balades avec les mouettes. Le pied pour se détendre à quelques encablures d'une mégapole. Seul regret, le peu de temps passé sur place qui n'a pas du excéder 4 heures (pour 1h30 de trajet, c'est peu)
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Et puis comme la pluie nous a si gentiment accueillie à notre retour, une tournée des bars et autres sanctuaires s'est imposée (tout ferme relativement tôt, mais l'alcool n'est pas plus cher que dans l'héxagone). C'était la dernière nuit à Auckland avant de récupérer le camping-car aux aurores le lendemain matin et quitter tout milieu urbain pendant une petite vingtaine de jours...

jeudi, juillet 06, 2006

Au pays des Maoris! Part2 : Auckland la verte

Et oui! Verte comme ses jardins sublimes à la végétation si étonnante pour un européen. Pas moins de 7 parcs dans le centre ville ce qui équivaut en superficie aux 4 premiers arrondissements parisiens.
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Si je devais m'attarder sur un "espace vert" comme il est de coutume de dire en milieu urbain, ce serait l'Auckland Domain à l'est de la ville. Nous y sommes rentrés par un sentier et en quelques mètres nous nous sommes crus revenus dans la jungle costaricienne. Quel plaisir en pleine ville de suivre un petit sentier de terre qui serpente au milieu des très endémiques fougères géantes argentées, des immenses palmiers et autres plantes sublimes.
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Les néo-zélandais, et c'est une de leurs principales qualités sont très branchés "environnement" : pas un papier qui traîne, pas une branche coupée, tout semble partout immaculée alors que des dizaines de milliers de personnes fréquentent ce grand parc chaque semaine.
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L'autre grand moment de la promenade dans ce domaine est l'arrivée sur le jardin d'hiver (dont l'entréee est free) où figurent des centaines d'espèces végétales (la plupart endémiques) dont une quantité hallucinante d'orchidées.
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Deux c'est bien assez, ce n'est pas un blog sur la diversité orchidéenne dans l'hémisphère sud!!!

Mais que mes amis charpentiers-ébénistes se rassurent, il y a aussi de superbes arbres qui doivent être très anciens vue l'épaisseur du tronc (pas Jacques!).

Je ne m'attarderai pas plus sur les parcs aucklandais, car s'ils valent le détour et s'ils sont un véritable ballon d'oxygène pour chaque citadin, ils ne pourront jamais rivaliser avec ce qu'offre le reste du pays...

mercredi, juillet 05, 2006

Au pays des Maoris! Part1 : Auckland et sa tour

La plus grande ville du pays avec son bon million d'habitant est située au nord ouest de l'île du nord.
C'est indéniablement un endroit incontournable pour tout touriste qui se respecte. La ville est très étendue, fourmille d'espaces verts et fait face à la superbe baie d'Auckland parsemée de petites iles paradisiaques et dans laquelle a eu lieu la dernière coupe de l'América.
Nous y avons passé 2 jours et demi ce qui est en fait tout à fait suffisant si on ne souhaite pas approfondir les visites de musées ou se lâcher sur le shopping
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Pour tout dire, la première demie-journée sur place a été réservée à une sieste bien méritée après 2 x 14 h de vol et une escale de 5 h au pays du matin calme (oui oui oui je parle de la Corée du Sud!!).
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Notre hôtel, pour la première journée, était le New Président Hotel, cher (30 euros la nuit pdj inclus) mais plutôt classe et extrèmement bien placé. C'est une coutume que d'avoir un minimum de luxe la première nuit afin de faciliter la récupération et d'éviter toute surprise gastronomique et donc gastrique.
Sa particularité est qu'il est au pied du plus haut édifice de l'hémisphère sud : la Sky Tower et ses 328 mètres.
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Elle a été inaugurée en 1997 et est d'abord un réémetteur d'ondes hertziennes avant d'être le lieu touristique le plus visité de la région.
La sorte de corolle (la grande pas la petite) est en fait une salle d'observation / restaurant qui tourne sur elle-même en une heure.
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Bien sûr que nous avons craqué et payé les excessifs 7 euros qui permettent d'y monter.
Il y 3 niveaux de visite : la grande corolle à 240 m , la petite corolle à 275 mètres et enfin l'antenne à 310 mètres à laquelle on accède par un escalier extérieur (hum hum).
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En plus d'admirer Auckland et ses alentours (la vue peut porter jusqu'à 82 km) il est possible de faire du saut à l'élastique depuis la grande corolle...Comme nous avons visité de nuit, l'attraction était fermée et por tout dire ça ne nous a pas dérangé le moins du monde.
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Ca donne quoi Auckland la nuit à 275 mètres de hauteur? Ca donne ça et c'est superbe voire ennivrant.
Surtout que le sol sur lequel on marche est en verre...personnes ayant peur du vide s'abstenir.

Dommage que l'on ne puisse pas mettre de vidéos sur ce blog car la montée en ascenseur de verre en moins de 25 secondes offre son lot d'émotions.

Après un tel spectacle, la première journée aux antipodes s'est finalement terminée par la vérification que l'eau tournait bien dans le sens opposé à celui que je constate habituellement et puis les douzes heures de décalage horaire ont fait effet.

lundi, juin 26, 2006

Au pays des Maoris! (préambule)

Il fallait bien commencer par un pays, ce sera donc la Nouvelle-Zélande, à plus de 25 heures d'avion (escales non comprises) de l'hexagone. A part la Polynésie et les iles Fidji on ne peut pas faire plus loin.
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Pour se débarrasser de la partie chiffrée voici ce qu'il faut savoir :
Superficie : 270534 km² (la moitié de la France)
Population : 4.107.000 hab. en 2005
Densité : 15,18 hab/km² (contre 97 pour la France)
Capitale : Wellington
Monnaie : le dollars néo-zélandais (1 $NZ = 0,486 €)
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La nouvelle Zélande est membre du Commonwealth et a donc pour chef de l'état Queen Elizabeth II (pas le bateau, le truc avec un chapeau!!). Tout comme au Royaume Uni, le pays est géré par un premier ministre, enfin une "première ministre", Helen Clark.
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A l'origine peuplée intégralement de Maoris, l'île du "long nuage blanc" n'en compte plus qu'environ 500.000 (10 à 15% de la population). Le colon britannique, comme tout colon d'ailleurs, n'a pas laissé à ce peuple l'occasion de croire au partage des terres, des richesses et des responsabilités.
Anecdote amusante, les français ont débarqué quelques années après les anglais à l'est de l'île du Sud, sur la péninsule de Banks. Ils y sont restés en toute discrétion quelques années avant d'en être violemment chassés. Vestige de ce squatt, les noms des rues de la ville d'Akaroa ne sont que des noms français...
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Si je devais exprimer en 4 mots mon sentiment sur cette lointaine contrée ce serait : sanctuaire de la nature.
D'autant plus que pour en profiter un maximum, nous avons choisi avec mon compère de voyage (que je nommerai dorénavant affectueusement Glub) l'option camping-car pendant 3 semaines pour sillonner le pays. Et quand on sait que le camping sauvage est autorisé...
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Nous sommes donc partis d'Auckland avec pour objectif de rallier Christchurch en 20 jours. Notre itinéraire (en rouge) nous a permis de respecter ces délais même si 2 ou 3 jours de marge n'auraient pas été du luxe :
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